5 actus environnementales après les vacances d’été !

5 actus environnementales après les vacances d’été !

 

L’heure de la rentrée a sonné ! L’occasion de vous dévoiler 5 des actualités environnementales de l’été. Conséquences de nos vacances ? Peut-être ! (Sauf si bien sur vous avez été de bons élèves, et que vous avez appliqué nos 5 conseils pour passer un été 100% responsable !).

 

1. Après l’été vient l’heure de la rentrée… et du gaspillage vestimentaire !

Le gaspillage alimentaire est au cœur des préoccupations, mais néanmoins, il y a un autre gâchis dont on se soucis moins : le gaspillage vestimentaire. Et pour cause : nos placards débordent !

Chaque année en période de rentrée, environ 170 tonnes de vêtements sont jetées, selon une étude Européenne, car la plupart des achats se font à cette période. En France, on estime l’achat de textile par personne à environ 30kg. Cependant, seulement 2,5kg de vêtements sont recyclés par an et par personne.

En réalité, un vêtement n’est porté que seulement 7 à 10 fois au cours de sa vie ; la moitié seulement est réutilisée ou porté par les frères/sœurs, ou donnés à des ami(e)s. Le reste de nos achats finissent par prendre la poussière dans nos placards, ou sont jetés.

Développer le recyclage du textile est donc une priorité dans la lutte contre le gaspillage vestimentaire. Emmaüs France récupère environ 110.000 tonnes de vêtements chaque année et les revendent à tout petits prix pour qu’ils soient facilement accessibles aux plus démunis.

Ces dernières années, le marché de l’occasion s’est beaucoup développé pour donner une seconde vie aux vêtements que l’on ne porte plus.

D’après une étude menée du 31 mai au 5 juin 2018 par le cabinet Audirep auprès de 1033 femmes âgées de 18 à 65 ans, 28% des Françaises affirment avoir déjà acheté des vêtements d’occasion. Ce nouveau mode de consommation touche toutes les classes d’âges et tous les types de profils, même si les motivations des acheteuses peuvent varier.

  • Selon cette même étude :
    93% des femmes ont des vêtements qu’elles n’ont pas portés depuis plus d’un an (en moyenne 15 pièces par personne soit environ un quart de leur garde-robe)
  • 83% des femmes interrogées disent avoir jeté des vêtements au cours de l’année (en moyenne 7 par an)
  • Plutôt que de jeter, 31% des sondées déclarent avoir vendu d’anciens vêtements au cours de l’année

La mode d’occasion est une réponse possible au gaspillage vestimentaire car plus de 5 milliards d’euros de vêtements dormiraient dans les penderies des Françaises ! Ce nouveau marché a été une opportunité pour les fondateurs des géants du textile d’occasion, Vinted ou encore Vestiaire Collective.

Pour remédier définitivement au gaspillage vestimentaire, le gouvernement envisage de prendre des mesures et d’obliger les marques à donner leurs invendus à des associations, plutôt que les brûler comme le font certaines enseignes. En effet, certaines marques comme H&M ou Burberry brûlaient jusqu’ici leurs invendus par le biais de centrales électriques : pour l’enseigne H&M et depuis 2013, douze tonnes de vêtements ont été brûlés chaque année rien qu’au Danemark. En effet, se débarrasser de ses invendus en les incinérant permet d’obtenir une exonération de TVA, ce qui n’est pas le cas si les magasins décident de faire un don aux plus démunis. Pour Burberry, les motivations étaient autres : cette marque de luxe détruisait ses invendus pour ne pas les voir apparaître sur les marchés des dégriffés. Mais c’est désormais confirmé : la loi sur l’interdiction de jeter ou brûler les vêtements invendus sera bien proposée en 2019. On a bon espoir !

2. La pollution des plages…

67.423 mégots de cigarettes, 25.693 sacs plastiques, 21.373 bouteilles en plastique, 4.639 gobelets en plastiques, 15.669 morceaux de verre… Ce sont les déchets les plus couramment retrouvés sur 5 plages Françaises et Espagnoles. Mais il y a aussi des déchets plus insolites, comme des cotons-tiges, des frigos, des vélos, des extincteurs, des caddies, et même une tondeuse à gazon, un baby-foot, un toboggan en plastique, et des centaines de jouets pour enfants.

Cette étude est un aperçu des statistiques européennes : tous ces déchets mettent plusieurs centaines d’années à disparaitre, plusieurs centaines d’heures à être ramassés par des bénévoles sur les plages, ou ingurgités par les animaux marins qui s’en étouffent lorsqu’ils finissent en mer.

3. … et des océans !

« Fumer tue », avertissent les paquets de cigarettes. Oui, le tabac est mauvais pour la santé mais aussi pour celle de la planète, en particulier celle de nos océans. En France, ce sont entre 30 et 40 milliards de mégots qui sont jetés chaque année – un millier par seconde environ – dont plus de 40% se retrouveraient dans la nature. La plupart des 5,5 billions de cigarettes produites chaque année à travers le monde contiennent un filtre fabriqué à base de plastique. Une fois le mégot jeté, les filtres peuvent ainsi prendre des décennies à se décomposer.

Et si la seconde cause de pollution des océans se trouvait dans vos sacs de plage ? Et oui, on parle bien de la crème solaire ! Chaque année après la période estivale, ce sont environ 14 000 tonnes de crème solaire qui finissent sur les récifs coralliens. Ces tonnes de crème solaire sont répandues par les nageurs et nageuses qui s’en badigeonnent avant de se baigner. Le filtre chimique contenu dans nos crèmes solaires polluerait l’eau, accélèrerait le blanchiment du corail, et agirait même comme des perturbateurs endocriniens ! Pour l’année prochaine, pensez donc à une protection solaire à filtre minéral !

La croisière est en plein boom ces dernières années : en Europe, le nombre de clients a doublé en dix ans, jusqu’à atteindre sept millions en 2017. Une demande en hausse, qui encourage les compagnies à construire toujours plus de navires et à augmenter leur offre de lits. L’an passé, la France n’était que le cinquième marché européen, avec 500 000 croisiéristes : si la croissance du secteur se confirme, ils pourraient être un million d’ici 2025. En 10 ans, le nombre de clients a doublé et les bateaux sont de plus en plus grands : piscines, jaccuzis, restaurants gastronomiques, clubs pour enfants, boites de nuit pour es plus fêtards, spas et services de massage… Mais malgré les allures de vacances de rêves que peuvent procurer les bateaux de croisière, en réalité, il est tout autre. Ils constituent de véritables cités flottantes dont la majeure partie des déchets, même si certains sont traités, est rejetée directement dans l’océan. Entre pollution des mers, des ports, émissions de polluants atmosphériques dans l’air et dans l’eau, destruction des récifs coralliens… les conséquences des bateaux de croisières sur notre environnement sont nombreuses.

4. Le thermomètre grimpe : l’été 2018 le plus chaud depuis 15 ans !

Canicule au Japon, incendies en Californie, sécheresse en Scandinavie, records de températures en Europe… L’été 2018 a été particulièrement remarquable côté climat. 2018 a été l’année la plus chaude depuis l’épisode caniculaire de 2003. Avec jusqu’à 41,3 degrés à Béziers, plus de 40 degrés à Nîmes ou 37 degrés à Lille, cet été a définitivement été le plus chaud de ces 15 dernières années.

« On a aussi battu des records de température nocturne, il a fait plus de 30 degrés la nuit à Perpignan et plus de 25 degrés la nuit à Lyon. »,explique Emmanuel Demael ingénieur prévisionniste à Météo France.

Ces vagues de chaleur ont eu des conséquences dans l’air, mais aussi dans l’eau. En effet, tout comme il y a des canicules dans l’air, il y en a aussi dans les océans. Sur le littoral français par exemple, des records de température de la mer ont été battus cette année : jusqu’à 3 degrés supplémentaires dans la Méditerranée.

Lorsque le thermomètre grimpe, les vacances peuvent profiter de conditions idéales pour se baigner : mais cette chaleur n’est pas sans conséquences. En effet, ces canicules maritimes provoquent la migration des poissons ou encore l’augmentation de zones mortes.

5. Départs/retours de vacances : la pollution de l’air à son maximum !

Chaque année en France, on enregistre des centaines de kilomètres de bouchons et d’embouteillages les jours de grands départs. Au moment des vacances, les autoroutes vers le Sud de la France sont prises d’assaut par les automobilistes pour se rendre sur les plages.

Mais quel est l’impact de ces perturbations de trafic sur la pollution de l’air ? Et surtout, comment éviter que ces engorgements contribuent plus encore au réchauffement climatique et à la pollution ?

La pollution d’un véhicule lors des embouteillages est certaines, mais difficile à évaluer. En effet, cela dépend du type d’embouteillage (véhicule à l’arrêt ou non), du type de véhicule (diesel, essence, électrique…), de son moteur et bien d’autres caractéristiques (consommation moyenne, poids…). En moyenne, la consommation d’essence augmente jusqu’à 88% dans un embouteillage sur l’autoroute, et jusqu’à 176% en agglomération. Au final, cette consommation supplémentaire engendre forcément une pollution plus importante. Les embouteillages, notamment à la période de départs en vacances restent une problématique d’ordre environnemental mais aussi sanitaire. Alors si vous le pouvez, l’année prochaine, évitez l’usage de la voiture pour votre départ en vacances !

La croisière est en plein boom ces dernières années : en Europe, le nombre de clients a doublé en dix ans, jusqu’à atteindre sept millions en 2017. Une demande en hausse, qui encourage les compagnies à construire toujours plus de navires et à augmenter leur offre de lits. L’an passé, la France n’était que le cinquième marché européen, avec 500 000 croisiéristes : si la croissance du secteur se confirme, ils pourraient être un million d’ici 2025. En 10 ans, le nombre de clients a doublé et les bateaux sont de plus en plus grands : piscines, jaccuzis, restaurants gastronomiques, clubs pour enfants, boites de nuit pour es plus fêtards, spas et services de massage… Mais malgré les allures de vacances de rêves que peuvent procurer les bateaux de croisière, en réalité, il est tout autre. Ils constituent de véritables cités flottantes dont la majeure partie des déchets, même si certains sont traités, est rejetée directement dans l’océan. Entre pollution des mers, des ports, émissions de polluants atmosphériques dans l’air et dans l’eau, destruction des récifs coralliens… les conséquences des bateaux de croisières sur notre environnement sont nombreuses.

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